Journée Mondiale du Travail Social 2026 : Harambee, « tous ensemble », mais qui soutient ceux qui portent les autres
Le 17 mars 2026 marque la Journée Mondiale du Travail Social, portée cette année par un thème profondément humain : « Co-construire l'espoir et l'harmonie : un appel Harambee à unir une société divisée ».
Le mot Harambee, issu du swahili et popularisé en Afrique de l’Est, signifie « tirer ensemble » ou « tous ensemble ». Bien plus qu’un slogan, il incarne une vision collective du progrès : celle d’une société où solidarité, responsabilité et coopération sont les moteurs du changement. Dans un monde traversé par les inégalités, les tensions sociales et les crises écologiques, cet idéal résonne avec force.
Mais une question s’impose : comment incarner cet appel à l’unité lorsque celles et ceux qui le portent au quotidien sont eux-mêmes fragilisés ?
Une profession en crise silencieuse
Les travailleurs sociaux accompagnent chaque jour des enfants, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap ou encore des familles en difficulté. Leur mission : offrir un accompagnement humain, individualisé et respectueux, tout en favorisant l’autonomie et l’inclusion.
Pourtant, derrière cet engagement essentiel, les conditions de travail se dégradent. Selon le Baromètre UNAFORIS–ANAS 2024, près d’un travailleur social sur trois se déclare en situation d’épuisement professionnel, tandis que plus de 40% estiment ne pas bénéficier d’un soutien suffisant de leur hiérarchie ou de leur institution. La DARES souligne également que le secteur social et médico-social figure parmi les plus exposés aux risques psychosociaux, en raison d’une forte charge émotionnelle et d’un déficit de reconnaissance.
Les causes sont connues : manque de moyens, effectifs insuffisants, complexification des situations liée à la montée des précarités, et sentiment de décalage entre les missions confiées et les ressources disponibles. Le burn-out, dans ce contexte, n’est pas un accident isolé mais le symptôme d’un déséquilibre structurel.
Ainsi, une tension s’installe durablement entre engagement professionnel et épuisement personnel. Ceux qui soutiennent les plus vulnérables continuent d’agir, souvent au prix de leur propre équilibre.
Soutenir ceux qui soutiennent : un impératif
On ne peut pas co-construire l’espoir avec des équipes épuisées. L’appel Harambee a du sens, mais il ne peut être à sens unique. Si la société attend des travailleurs sociaux qu’ils réparent les fractures sociales, elle doit aussi leur donner les moyens de le faire.
Cela implique de renforcer la formation continue, de structurer un encadrement managérial solide, et de développer une culture organisationnelle qui prend réellement soin de celles et ceux qui prennent soin des autres.
Ce que IES Inter Entreprise apporte au secteur social
Depuis 1964, IES accompagne les organisations dans la prise en compte des enjeux sociaux, psychologiques et managériaux au travail, aux côtés des directions, des RH et des salariés. À travers une équipe pluridisciplinaire d’assistants sociaux, de psychologues et de formateurs, IES intervient pour préserver la santé au travail, renforcer la cohésion des équipes et soutenir les professionnels confrontés à des situations complexes.
Concrètement, cet accompagnement repose sur plusieurs axes :
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Accompagnement social et psychologique des professionnels : écoute, soutien, médiation et recherche de solutions pour les salariés et les équipes confrontés à des difficultés personnelles, sociales ou professionnelles.
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Prévention des risques psychosociaux : actions de repérage des situations à risque, sensibilisation des collectifs de travail et appui aux managers pour mieux gérer la charge émotionnelle et les tensions au sein des équipes.
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Appui aux RH et au management : conseils, interventions ciblées et formations pour développer des pratiques managériales plus soutenantes, favoriser le dialogue social et sécuriser les parcours professionnels.
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Actions collectives et formation : interventions sur des thématiques comme la qualité de vie au travail, le maintien en emploi, le handicap, les situations de crise ou les changements organisationnels, afin de renforcer les ressources individuelles et collectives.
En s’inscrivant dans la durée aux côtés des structures, IES contribue à créer des environnements de travail plus protecteurs pour celles et ceux qui sont en première ligne de l’accompagnement social. C’est aussi une manière très concrète de donner corps à l’esprit d’Harambee : permettre aux équipes de continuer à « tirer ensemble », sans s’épuiser seules.
Harambee, vraiment
La société est traversée par des fractures profondes. Les inégalités se creusent, les vulnérabilités se multiplient, et les travailleurs sociaux sont présents, chaque jour, pour éviter que certains ne basculent dans l’oubli.
Le 17 mars, rendons-leur hommage.